L'Actualité des luttes désobéissantes
La video de l'action du comité olympique français
L'action pro-tibétaine filmée le 20 juin 2008 par DESOBEIR (8 mn)
Ils arrêtent le train de déchets nucléaires !1er juillet 2008 - Tandis que Greenpeace continue d'occuper la cimenterie de Ramanville, qui alimente le chantier de construction du nouveau réacteur EPR de Flamanville, un train de 4 wagons de déchets radioactifs, en provenance de la centrale italienne de Caorso, et à destination de la Hague (où on extrait le plutonium des déchets nucléaires), vient d'être arrêté par des militants qui se sont enchaînés sur les voies de chemin de fer, un peu après Bayeux (en gare de Molay Littry), près de Caen (Basse-Normandie).
Il est urgent de mettre fin à ces transports de déchets radioactifs, qui sont coûteux et extrêmement dangereux. Ils constituent des cibles faciles pour les voleurs de matière fissile et autres terroristes, font courir des risques inconsidérés aux populations avoisinantes (en cas de déraillement des trains ou d'accident des camions, lorsque ceux-ci sont préférés aux trains). Le nucléaire détourne massivement les crédits d'investissement et de recherche français et européens dont le développement des énergies renouvelables, et les politiques volontaristes d'économie d'énergie, manquent cruellement. Pour résoudre le problème du dérèglement climatique, sans plus longtemps risquer une catastrophe nucléaire, il est urgent de sortir de cette énergie sale et non renouvelable.
Pour contacter les militants de Greenpeace qui bloquent la cimenterie, contactez : Thierry au 06 76 79 62 85.
Source : Les désobéissants
Le téléphone portable, nouveau mouchard "anti-adultère"
LE MONDE 30.06.08 - Une minute, c'est le temps nécessaire pour introduire sur un téléphone mobile un logiciel espion. Cela permet, et d'une manière invisible pour la victime, de retransmettre à un tiers l'ensemble des appels (numéros de téléphone, durées des communications...) ainsi que le contenu des SMS échangés.
Plus fort encore, "les smartphones sont vendus avec GPS intégrés et un accès à Internet, souligne Marc Blanchard, chercheur, spécialiste des virus informatiques. Avec Google Map, il est aisé de suivre les pérégrinations géographiques d'un individu, dont le mobile est "sous surveillance"".
Enfin, à faire blêmir d'envie les barbouzes du XXe siècle, une option permet d'appeler le téléphone en mode silencieux et de le faire décrocher. L'environnement sonore de la personne surveillée est dès lors audible pour l'espion amateur.
Il est inutile d'appartenir à une agence de renseignement pour acquérir pareil logiciel. Une simple recherche sur Google renvoie à différents cybercommerces spécialisés, dont le coût des services varie de 100 (64 euros) à plus de 1 000 dollars par an. Flexispy est le plus référencé des logiciels espions. "Ce programme est un virus de type trojan", estime-t-on chez F-Secure, société de sécurité informatique.
30 000 EUROS D'AMENDE
Vervarta, la société thaïlandaise qui édite Flexyspy, décline toute responsabilité concernant les "mauvaises utilisations" faites de son logiciel. Toutefois, le site commercial de Flexyspy décrit sans ambages l'usage attendu de ce produit : "Coincez femmes ou maris infidèles", peut-on lire sur la première page du site.Si l'acquisition et l'utilisation de ce type de logiciel est relativement simple, elle n'est pas, en France, sans risque sur le plan juridique. "Surveiller le courriel, les conversations téléphoniques ou les SMS d'une personne sans l'avertir est une atteinte à la vie privée, une liberté fondamentale en droit français", rappelle Me Garance Mathias, avocate au barreau de Paris. "Ouvrir un courrier qui ne vous est pas adressé va à l'encontre du principe du secret de la correspondance, poursuit-elle. Qu'il s'agisse d'une lettre, d'un courriel ou d'un SMS. Enfin, la Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL, encadre la collecte des données à caractère personnelles."
Dans ce contexte, l'excès de jalousie peut mener en prison : selon le code pénal, accéder frauduleusement à un système de traitement automatisé de données peut valoir deux ans d'emprisonnement et jusqu'à 30 000 euros d'amende. Un amour déçu qui dégénère en "espionnite aiguë" n'est pas sans risque au pays de Marivaux.
[NDR : ce logiciel espion ne fonctionne que sur les téléphones relativement récents, voir ici ]
Action urgente : Alerte aux déchets radioactifs
Demandez la liste des 3115 communes menacées par une poubelle nucléaire.
A vos téléphones, fax et mails pour exiger la “transparence” !L'Etat recherche un nouveau site d'enfouissement de déchets nucléaires. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.
La liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés par le Ministère de l'écologie, l’Andra et l’Autorité de sûreté nucléaire parlent d'un projet mené "dans la plus grande transparence" !
Demandez cette liste aux trois organismes ci-dessous par téléphone, fax et mail. N’hésitez pas à reprendre la "lettre type" ci-dessous.
Merci de poursuivre cette action tant que nous n’aurons pas obtenu cette liste.- Autorité de sûreté nucléaire : Tel : 01.40.19.86.00 ou 01 40 19 86 61 ; Fax : 01 40 19 86 69
Internet : http://www.asn.fr/sections/main/nous-contacter- Ministère de l'écologie : Tel : Cabinet de JL Borloo : 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet : 01 40 81 77 87
Internet : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=2340- Andra : Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
Internet : webcom@andra.fr
LETTRE TYPE (à faxer, mailer, ou pour une demande téléphonique)
Madame, Monsieur,
L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé "dans la plus grande transparence".
Or, c'est grâce au Réseau "Sortir du nucléaire" que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de "transparence" en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées.
Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées.Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.
Date :
NOM - Prénom :
Ville :Plus d’infos sur : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets.html
Le Palais des Papes occupé par les anti-nucléaires !
Avignon, Palais des Papes, 21 juin, 14h30.
Deux militants anti-nucléaires se sont suspendus dans le vide le long de la façade principale du Palais des Papes pour déployer des banderoles exigeant la vérité sur le nucléaire. Une quinzaine de leurs camarades occupent la terrasse centrale du Palais, tandis que plusieurs dizaines d’autres se sont regroupés au pied de la muraille du Palais pour s’adresser au public. Ils protestent contre l’absence totale de prise en considération de leurs inquiétudes par la mairie d’Avignon, qui s’obstine à nier le danger que fait peser sur les populations locales la contamination nucléaire des eaux du Rhône et la situation très délabrée des 16 réacteurs de la Vallée.
N. Sarkozy entend profiter de la présidence française de l’Europe, début juillet, pour relancer le nucléaire chez nos voisins. Cette énergie dangereuse continuera donc de priver de crédits de recherche et d’investissement toute politique qui privilégierait les économies d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. Le nucléaire est pourtant parfaitement inadapté à la lutte contre le réchauffement climatique : il est extrêmement coûteux, ce qui interdit sa généralisation, il est particulièrement polluant (contamination des eaux de refroidissement, production massive de déchets à enfouir, mais aussi, c’est moins connu, de gaz à effet de serre), et pas du tout flexible donc incapable de s’adapter à une consommation énergétique de plus en plus hiératique (pics de consommation de plus en plus fréquents l’hiver et l’été). L’extraction de l’uranium nigérien par Areva s’effectue qui plus est dans des conditions épouvantables dignes de la période coloniale.
« Nous avons alerté la mairie d’Avignon sur la pollution radioactive dans le Rhône, explique X. Renou, membre du collectif antinucléaire 84. Mais Mme le maire traite par le mépris la question de la sécurité des populations : où sont les enquêtes indépendantes sur l’augmentation des taux de cancers dans la population locale ? Comment la population est-elle préparée à l’éventualité d’un accident nucléaire ? Vu l’état de délabrement des réacteurs de la région, cet accident est pourtant de plus en plus probable ! Et on veut nous rajouter une usine d’enrichissement d’uranium à Pierrelatte ! »
Contact : Xavier Renou, 06 64 18 34 21
Collectif.anti-nucleaire84 at hotmail.fr
L'action surprise du collectif antinucléaire 84
La Provence - 22 juin 2008 - Le collectif antinucléaire 84, soutenu par le réseau "sortir du nucléaire" ont fait une action remarquée.
"On est là pour alerter les populations et les élus" manifeste Victor Alzina, tête de file du collectif antinucléaire 84. hier, 14h30, Palais des papes à Avignon, la performance est vertigineuse. Deux varappeurs ont descendu la paroi du Palais, afin d'y accrocher une affiche "Stop Plutonium". Dans les rues, les complices distribuent des tracts expliquant "pourquoi cette action". Le collectif dénonce "le manque d'information en cas d'explosion d'une centrale".
Il s'insurge contre "une mairie endormie face à la recrudescence des cancers autour des sites d'exploitation nucléaire." "Ça ne plaira pas au VRP d'Areva, N.Sarkozy", c'était le but. "Nous vivons dans une zone très polluée, nous demandons des études indépendantes sur les problèmes de santé publique."
20 juin 2008 : 20 militants solidaires des Tibétains occupent le toit du Comité Olympique Français
Les militants ont occupé pendant près de deux heures le toit du Comité Olympique Francais, qui représente le CIO en France, pour l'interpeller et exiger qu'il se positionne clairement sur la situation en Chine et au Tibet. Une belle action de désobéissance civile, au lendemain d'une réception qui accueillait sur place l'ambassadeur de Chine en France et le ministre des sports, et à la veille du passage de la flamme à Lhassa.
Ecouter le reportage de France Inter (1mn20)
"Pas de flamme au Tibet"Vers 13 heures, des banderoles ont été installées sur le toit et hissées sur les porte-mâts faisant face à l'édifice.
Des membres du comité olympique sans doute un peu impulsifs ont tenté d'enlever les banderoles par la force, tranchant des attaches, mais ont dû abandonner devant la détermination non-violente des manifestants. Au cours de l'altercation, le responsable médias du comité olympique, essayant carrément de jeter par dessus-bord l'équipement d'un journaliste (!), a attrapé son micro et l'a entièrement brisé.
La police est intervenue sans débordement. Après une longue négociation, les militants ont obtenu un RDV avec Jean-Paul Clémençon, directeur de cabinet et bras droit du Président Henri Sérandour. Les manifestants ont ensuite accepté de quitter les lieux sans être inquiétés.Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam@wanadoo.fr
Nous vous tiendrons informés du résultat de ce rendez-vous. Plus d'infos, photos et videos: www.libertibet.net
Sur les mâts face au comité olympiqueNON AU PASSAGE DE LA FLAMME AU TIBET
LA FLAMME OLYMPIQUE ARRIVE A LHASSA SAMEDI SOUS HAUTE SURVEILLANCE ARMEE
Le 21 juin 2008, la Flamme Olympique arrive à Lhassa, où des troupes militaires et paramilitaires ont été positionnées afin d´empêcher toute manifestation. Le gouvernement chinois cherche à montrer son contrôle de la région.
Le Tibet est sous une chape de plomb depuis mars, après que des manifestations aient entraîné un soulèvement de tout le Tibet contre l'occupation chinoise. Les autorités ont répondu par une répression sans merci lors de laquelle au moins 200 Tibétains ont été tués et plus de 5000 ont été arrêtés ou ont disparu.
La situation au Tibet reste très sérieuse, les autorités chinoises multipliant les rafles, les emprisonnements arbitraires et les séances de "rééducation patriotique". Des milliers de personnes ont disparu ou ont été emprisonnées. Des blindés occupent les rues et les autorités arrêtent immédiatement ceux qui osent encore protester.
Le 21 juin, le gouvernement chinois compte pavaner la flamme olympique à Lhassa.
Les autorités chinoises, cherchant désespérément un exercice de propagande sans protestation, ont accentué la répression le long de la route du flambeau. Les résidents d´une ville tibétaine par laquelle la flamme est passée la semaine dernière ont dit à l’agence Reuters que des milliers de troupes avaient été stationnées dans la région.Les organisations des droits de l'homme ont fait appel au Comité International Olympique depuis des mois pour empêcher que la flamme olympique ne devienne un instrument de souffrance pour les Tibétains. Cette flamme est une provocation inutile, et avec un Tibet interdit d'accès aux médias et aux voyageurs, la répression qui l’accompagne reste cachée au monde. Le Comité International Olympique persiste à refuser d'éviter le relais au Tibet et de faire jouer son influence pour garantir l'accès libre des médias au Tibet.
Nous demandons au Comité Olympique Français, qui représente le CIO :
• d'exiger de la Chine qu’elle respecte les droits de l'homme, indissociables des valeurs olympiques
• de demander l’annulation du passage de la flamme Olympique au Tibet occupé
• d'exiger la libération immédiate des milliers de Tibétains emprisonnés depuis le 10 mars
• d'exiger l'ouverture de réelles négociations entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement tibétain en exil.
Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam@wanadoo.fr

Photo © Manuel DJAMDJIAN - manudjam@wanadoo.fr
JO: Des militants pro-Tibet sur le toit du CNOSF
PARIS, 20 juin 2008 (Agence) - Une vingtaine de militants pro-tibétains ont réussi vendredi à déployer des banderoles pendant plus d'une heure sur la terrasse de l'immeuble du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à Paris, a-t-on appris de source concordante.
Les militants de l'association "Tibet Libre" ont quitté les lieux vers 13h30 dans le calme après avoir obtenu la promesse d'un rendez-vous mardi avec des dirigeants du CNOSF.
Cette action symbolique coïncide avec l'arrivée de la flamme olympique au Tibet. Dans un communiqué, les manifestants indiquent que, près de trois mois après les émeutes dans la région, "la situation au Tibet reste très sérieuse, les autorités chinoises multiplient les rafles, les emprisonnements arbitraires et les séances de +rééducation patriotique+".
Les militants demandent au CNOSF et au Comité international olympique (CIO) "d'exiger de la Chine qu'elle respecte les droits de l'homme (...) de demander l'annulation du passage de la flamme olympique au Tibet occupé", ainsi que de libérer les personnes emprisonnées depuis mars et d'ouvrir un dialogue avec le dalaï lama, chef spirituel en exil des Tibétains.
Selon des habitants interrogés à Lhassa, la capitale, la tension est palpable, avec une forte présence policière dans les rues avant le passage de la flamme, auquel tout le monde ne pourra pas assister.
Les cyclonudistes se sont fait cartonner
8 Juin 2008 - Bilan de la cyclonudiste édition 2008 d'hier. La préfecture de police confirme être le bras armé du lobby motorisé. Après la diffusion de statistiques mensongères, la chasse aux cyclistes, voici la bêtise violente en réponse à une manifestation festive et écologiste pour laquelle tout dialogue avec les organisateurs a été refusé depuis des semaines.
TF1/LCI : http://tf1.lci.fr/infos/sciences/environnement/0,,3871798,00-nudistes-.html
Premier témoignage : http://fr.youtube.com/watch?v=WNSMg7pCyA
OGM : Le parquet fait appel de la relaxe de 58 faucheurs volontaires à Chartres
06/06/2008 - Agence - Le parquet de Chartres a annoncé vendredi qu'il allait interjeter appel de la relaxe prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Chartres en faveur de 58 faucheurs volontaires anti-OGM.
"J'ai pris connaissance du jugement et j'ai décidé d'interjeter appel", a indiqué à l'AFP, le procureur de la République de Chartres, Philippe Peyroux.
"L'Assemblée nationale s'est depuis peu prononcée. L'intention du législateur a été claire, celle du parquet l'est aussi", a-t-il souligné. Le Parlement a adopté le 22 mai la loi très controversée sur les OGM, qui transpose une directive européenne de 2001 et reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM" en France, instaurant un délit de fauchage.
Les cinquante-huit militants anti-OGM jugés par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) ont tous été relaxés jeudi, pour l'ensemble des poursuites.
Le procureur de la République de Chartres avait requis des peines de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 500 euros d'amende à l'encontre des 58 prévenus. Il avait requis une amende supplémentaire de 300 euros pour 23 des 58 faucheurs qui avaient refusé un prélèvement de leur ADN durant leur garde à vue. La défense avait plaidé l'acquittement, tandis que les députés adoptaient à la même heure, à l'Assemblée nationale, le délit de fauchage.
José Bové a qualifié cette décision de "tournant". "Des magistrats ont compris que l'intérêt général devait primer sur l'intérêt individuel de quelques firmes multinationales", a commenté le dirigeant altermondialiste, qui comparaissait à Toulouse au procès de 41 faucheurs volontaires pour deux affaires de destruction de maïs transgénique en juillet 2006 en Haute-Garonne.
Une seule militante anti-nucléaire, et un train de déchets nucléaires bloqué !
5 juin 2008, Allemagne. Le "castor", train de transport de déchet nucléaire, circulait entre l'Allemagne et la Russie. Il a suffi à notre amie C. de quelques minutes pour se suspendre dans les arbres, au-dessus des rails, et bloquer le passage du train.
La police a fait la chasse à la presse, mais quelques photos ont pu circuler néanmoins, comme celles que vous verrez là.
C'est l'escorte de police en hélicoptère qui repère C. et donne l'alerte.
Le blocage va durer quand même près d'une heure et demie : le temps pour les policiers à terre, qui suivent les trains nucléaires, d'arriver sur place et de trouver la solution pour décrocher C.
C. n'est pas placée en garde à vue : ça ne sert à rien (elle connait les paroles magiques : "je n'ai rien à déclarer !"), et ça fait mauvaise presse. Un simple contrôle d'identité, la saisie du matériel et elle est remise en liberté après une petite heure.
Un des policiers, en colère, a tenté d'asperger à la bombe lacrymogène notre amie monte-en-l'air. Geste idiot et irresponsable, mais qui se retourne contre lui : il se prend le gaz dans la figure !
C. n'en étant pas à sa première action non-violente, elle passe en procès le 9 juillet à Hanovre, suite à une action du même type menée le 5 septembre 2007, toujours en Allemagne.
Action du jour : Renault, Palme d'or du Prix Tuvalu du dérèglement climatique
23.05.08 Paris, concessionnaire Renault des Champs Elysées.
Une quinzaine de militants écologistes de diverses associations (Agir pour l'environnement, Réseau Action Climat) se sont invités dans les locaux du concessionnaire Renault des Champs Elysées où était présenté le nouveau 4x4 Koleos. Devant une poignée de journalistes et des dizaines de badauds, ils ont remis la palme d'or du plus gros pollueur (prix Tuvalu du dérèglement climatique, du nom d'une île de l'océan pacifique directement menacée par la montée des eaux) au responsable du lieu. Le 4x4 Koleos produit pour chaque kilomètre parcouru plus de 200 grammes de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. A l'heure où des millions de personnes commencent à souffrir des conséquences dramatiques du dérèglement climatique, il est tout à fait criminel de voir un fabricant de véhicules proposer un 4x4 qui érige le principe d'irresponsabilité et d'égoïsme en valeur positive.
La Palme d’or 2008 du dérèglement climatique remise à Renault pour son premier 4x4, le CO2LEOS
Paris, le 23 mai 2008 : Ce matin, Agir pour l’Environnement, le Réseau Action Climat, Greenpeace France et les Amis de la Terre Paris ont remis au constructeur automobile Renault la palme d’or 2008 du dérèglement climatique. Ce prix a été décerné au constructeur hexagonal pour la commercialisation imminente d’un 4x4, le KOLEOS, que les associations ont rebaptisé, le CO2LEOS. Parallèlement à cette première action, les associations ont mis en ligne un contre-site, www.koleos.tv qui servira dans les semaines à venir d’outil de mobilisation.
Ce véhicule fabriqué en Corée rejettera 209 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, en cycle normalisé. Renault ambitionne de vendre chaque année plus de 100.000 véhicules de ce type, soit un impact climatique égal à l’émission de 300.000 tonnes de CO2 !
En 2007, les rejets de CO2 des voitures neuves vendues en 2007 pour la première fois stagnées pour s’établir à 149g/CO2 par km alors qu’elles baissaient régulièrement depuis 1996. Cette stagnation est imputable aux ventes de tous terrains qui ont progressé et dont les émissions moyennes s’établissent à 210 g/CO2, soit 41% de plus que la voiture moyenne commercialisée en France.
Alors que le Parlement européen débat actuellement d’un règlement visant à réduire à 120g/km, les rejets de CO2 des véhicules particuliers, les associations dénoncent l’irresponsabilité de Renault. Telle la cavalerie qui arrive toujours après la bataille, ce constructeur tente de concurrencer les producteurs de gros 4x4, à l’heure où ce marché devrait éprouver de sérieuses difficultés dues au renchérissement du coût des carburants.
En Europe, le secteur des transports est le seul à voir ses émissions de CO2 augmenter depuis 1990 (+26 %). À elles seules, les voitures sont responsables de 12 % des rejets. En France, les transports constituent la principale source de rejets de gaz à effet de serre avec 26 % de nos émissions (dont 14 % pour les véhicules particuliers).
Pendant plus de dix ans, les constructeurs automobiles européens ont fait des promesses mensongères sur les efforts qu’ils étaient prêts à consentir pour être responsables. Non contents d’avoir délibérément fait perdre du temps à la lutte contre les changements climatiques, les constructeurs automobiles européens développent depuis plusieurs mois une campagne massive de lobbying pour vider de toute contrainte le projet de réglementation européenne.
Les constructeurs automobiles doivent prendre leurs responsabilités et stopper immédiatement tout lobby à Bruxelles ainsi que la mise sur le marché de véhicules fortement émetteurs de CO2.
L’ambition climatique européenne doit se traduire par une obligation de limiter la moyenne des émissions de CO2 à 120g/km d'ici à 2012 et 80g/km d'ici à 2020. Les commissions « Environnement » et « Industrie » du parlement européen qui se réunissent la semaine prochaine doivent mettre en place un système de pénalités immédiatement dissuasif égal à 150 euros pour chaque gramme de CO2 supérieur au seuil retenu pour chaque véhicule vendu.
Une réglementation ambitieuse aurait le triple mérite de créer une dynamique industrielle vertueuse tout en réduisant nos émissions de CO2, la facture de carburant des ménages et les risques sur la route.
Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l’Environnement – Tél. 06.06.88.52.66
Olivier Louchard – Réseau Action Climat France – Tél. 06.26.40.07.74
Anne Valette – Greenpeace France – Tél. 06.73.89.48.91
Agir pour l'Environnement - Réseau Action Climat France - Greenpeace France - Les Amis de la Terre Paris
Communiqué de presse du 23 mai 2008
Blocage des horodateurs de Nantes par le Groupe Nantais de Défense du Contribuable
Nantes, le 23 mai 2008 - Un mystérieux Groupe Nantais de Défense du Contribuable est passé à l’action ce jour pour dénoncer la gabegie financière annoncée par le projet de deuxième aéroport de Nantes « Notre-Dame des Landes ». Ce groupe d’activistes citoyens a décidé d’enrubanner régulièrement les horodateurs de Nantes. Il exige un véritable débat public participatif, dont les opposants à l’aéroport ont jusqu’ici été privés. A l’heure du pétrole cher, sommes-nous prêt à payer pour quelques bétonneurs et avionneurs en manque de marchés publics et une poignée de politiques en quête d’image respectable ?
En avril dernier, les opposants nantais au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes manifestaient leur mécontentement en détournant la statue de l’éléphant de la ville. Depuis, les actions citoyennes non-violentes continuent. La démesure du projet, avec ses 4700 hectares de terres bocagères sacrifiées, son décalage par rapport à l’urgence climatique, qui le fait promouvoir un mode de transport générateur de gaz à effet de serre, et son coût exorbitant, estimé à 5 milliards d’euros principalement supportés par les contribuables locaux, expliquent la colère qui monte.
D’autres actions spectaculaires et non-violentes sont prévues dans les semaines à venir.
Courir contre les OGM
Dim. 18 mai 2008 - Il était une fois, l'histoire de trois joyeux drilles qui avaient fortement apprécié de courir à l'occasion des courses de Strasbourg 2006...
Ils décident, forts de cette expérience, de participer à nouveau en 2008 et s'inscrivent quelques jours avant la course. C'est alors que leur vient cette idée folle de profiter de l'événement pour faire passer un message, de préférence en faveur de notre planète. Quelques jours plus tard, ils apprennent en lisant le bien connu "Strasbourg Magazine" que l'Office des Sports, organisateur de la course, propose à ceux qui le souhaitent de se déguiser et de récompenser le meilleur déguisement. Nos trois lurons ne se débinent pas et se retrouvent la veille des courses pour préparer le nécessaire. C'est au cours d'une soirée bien arrosée qu'ils peaufinent les détails sous la direction du costumier et se retrouvent dés le lendemain, un certain 18 mai vers 9h30 en... épis de maïs avec l'objectif de dire non aux OGM. Armés de leurs déguisements et de leurs slogans, ils prennent le tram et se rendent sur le départ.
C'est ainsi qu'une heure, deux minutes et 26 secondes plus tard, ils franchissent la ligne d'arrivée. Stéphanie, Olivier et Alexis, respectivement à la 2480ème, 2482éme et 2483ème place sur 3300 participants sont heureux. Le parcours n'était pas très compliqué et il n'ont pas tout donné, l'objectif n'étant pas la performance mais bien de faire passer le message... ce qui semble avoir marché auprès du public et de certains autres coureurs.
Le club des néons résiste à Nice
Ce mercredi 14 mai, le Club des Néons de Nice a fait une virée dans le centre ville pour lutter contre la pollution, le gaspillage d'énergie, le réchauffement climatique...Chaque extinction étant signée d'une petite affiche avertissant le commerçant: 'Distrait, vous avez oublié d'éteindre votre enseigne... en espérant que désormais vous ferez le petit geste vous même'.
Pour plus d'information, contact: www.resistance-urbaine.com
Les étudiants fêtent 68 au chant des "nouveaux partisans" en chassant le clown triste Finkielkraut
Mercredi 14 mai 08 - Alain Finkielkraut doit, à l'invitation des jeunes UMP, animer une conférence sur Mai 68 à Sciences po...
Video à voir sur http://www.dailymotion.com/video/x5fki4_finkielkraut-chansons_webcam
Les grandes oreilles de l'oncle Sam attrapent une otite
Attaque sur une base de renseignements néo-zélandaise
2 Mai 2008 - Des militants pour la paix ont réussi à s'introduire dans le complexe de renseignements de Waihopai, tout au nord de l'île Sud. Trois personnes ont finalement été arrêtées par la police.
Ce groupe, nommée ANZAC Ploughshares, (Socs de l'ANZAC), l'ANZAC étant l'acronyme de Australian and New Zealand Army Corps, (corps d'armée australien et néo-zélandais), s'est débrouillé pour éviter des capteurs de surveillance électronique et couper une clôture et des barbelés pour se faufiler à l'intérieur et endommager l'un des deux dômes blancs. Ces énormes boules blanches abritent des paraboles satellites et l'une d'elles semble désormais dégonflée.
Cette base est une installation de surveillance des communications, mais les militants affirment qu'elle fait partie du réseau du système global d'interception des télécommunications, le système Échelon dont on a beaucoup parlé à travers le monde.
Le Réseau Echelon désigne un système mondial d'interception des communications privées et publiques qui serait utilisé par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Dans un communiqué, le groupe en question indique que la base de Waihopai est un maillon important du réseau d'espionnage mondial des États-Unis et que l'objectif du groupe est de la fermer. Un prêtre dominicain serait au nombre des personnes arrêtées.
Helen Clarke, Premier ministre a qualifié cette attaque de "vandalisme absurde". Les dégâts ont été estimés à près de 25 000 dollars.Pierre Riant - ABC/Radio Australie
Comment réussir une réquisition annoncée en préfecture
Photos Kristo
Vous connaissiez les réquisitions pépères, version je me planque avec mes potes discrétos pendant deux semaines dans un immeuble abandonné et je prie pour éviter l’expulsion. Efficace mais un peu trop facile.
Or, à Jeudi Noir, on aime relever les défis.
Jeudi à 16 heures en face de l’église Saint Eustache à Paris, pour le 1er mai, nous avions donc invité publiquement tout notre petit monde à une action réquisition, dûment annoncée en préfecture. Un peu comme les bandits en prison qui annoncent à l’avance le jour et l’heure où ils ont prévu de s’évader. Le but : lancer en fanfare notre plate-forme de revendications pour le logement signée par la plupart des organisations de jeunesse. Le moyen : organiser une vraie-fausse manifestation pour occuper les policiers et envoyer les manifestants en fin de cortège vers la vraie cible. Exciting, isn't it ?Une manif de diversion
Et le fait est que le succès du rassemblement initial a failli nous désorganiser. Pas facile en effet de faire passer des mots d’ordre discrets et de lancer les RG et les compagnies de CRS qui nous entouraient vers des fausses pistes quand on est plus de 300 manifestants, dont pas mal de nouveaux.
Regardez ici. Tout s’est donc joué à la fin officielle du cortège, au Pont Neuf, en face de la Samaritaine, énorme immeuble vide entouré de policiers se croyant malins en cernant la réquisition-leurre. Sauf qu’ils se sont retrouvés frustrés de matraquage en nous voyant rejoindre gentiment le métro petit groupe par petit groupe.Un RG flairant le mauvais coup a plongé dans la rame avec une partie d’entre nous et textote furieusement son état-major à mesure que s’égrènent les stations. Arrivés à Le Peltier, dans le IXe arrondissement, notre groupe se met à courir pour converger au 16 boulevard Montmartre, où nous sommes bloqués par une escouade de gendarmes. Mais les pandores n’ont pas réussi à intercepter l’équipe précédente qui a eu le temps de se poster aux balcons et de déployer drapeaux et banderoles : «Boutin baratin», «Permis de réquisitionner», «L’imagination au balcon», «136 000 logements vides à Paris : 50 de moins»… 100 personnes dans l’immeuble, 150 en bas, des tas de médias et les CRS autour : le bras de fer a duré quatre heures, dans l’attente que le propriétaire du bâtiment donne son feu vert à l’expulsion.
La vraie cible idéale : Gecina
Ce bâtiment immense de 3 800 m2, classé monument historique, est vacant depuis près de trois ans (petite visite ici). C’est son propriétaire, l’ogre de l’immobilier Gecina (modeste société foncière à l’origine de tant de ventes à la découpe, dont le patrimoine immobilier représente la bagatelle de 13 milliards d’euros…), qui l’a vidé de ses habitants, coupables de payer des loyers trop peu élevés, hérités de la loi de 1948. Gecina prévoit un mixte de bureaux et de logements de haut standing, dans le genre duplex F4 hors de prix, participant à l’éviction des couches populaires de la capitale. Bref, la cible idéale pour nous.
A tel point que le maire du IXe arrondissement, Jacques Bravo, interrompt son footing pour venir apporter son soutien. Il n’empêche pas l’expulsion par les CRS, mais nous ouvre ses portes le lendemain. Au menu: comment inciter Gecina à assumer son rôle de bailleur (un tant soit peu) social ? L’arme juridique du Plan local d’urbanisme n’est peut-être pas assez contraignante, mais le rapport de force politique et symbolique à l’échelle parisienne pourrait faire plier la sympathique PME (ou plutôt le «véhicule boursier fiscalement optimisé et à fort rendement» comme la présente son site), dont le siège social se situe au 16 rue des Capucines à Paris…
Christine Boutin : premier avertissement !
Gecina, c’est bien gentil, mais le gouvernement dans tout ça ? C’est lui qui détient le pouvoir de réquisition ! La ministre du Logement avait certes promis avant l’été qu’elle procèderait à des réquisitions «si nécessaire». Soit elle a estimé que l’hiver n’avait pas été si rude que ça, soit elle s’est moquée du monde. Alors nous réquisitionnons à sa place. Et, par la même occasion, la plate-forme des jeunes pour le logement vient de faire la preuve de sa force de frappe médiatique (France 2, France 3, I-télé, BFM, LCI, AFP, Le Parisien, France Inter…) et de son unité. Christine Boutin, dont le projet de loi imminent pourrait faciliter les expulsions locatives, est prévenue…
Manuel Domergue (Jeudi Noir) - 3 Mai 2008
Videos prises de l'extérieur :
http://www.dailymotion.com/video/x5a9wc_requisition-dun-immeuble-du-9eme-pa_news
http://ecrandarret.org/spip.php?article69Video prise de l'intérieur :
http://www.jeudi-noir.org/Videos-et-photos-de-la-requisition.html
Les forces de l'ordre ont dû déloger un à un les manifestants qui se tenaient selon la technique de la "tortue"
Le collectif Jeudi noir occupe un immeuble dans le centre de Paris
PARIS (Agence jeu 01 mai) - Des membres du collectif Jeudi noir, qui militent pour une régulation des loyers et un meilleur accès des jeunes au logement, ont entamé jeudi l'occupation d'un immeuble dans le IXe arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès du collectif et de la police.
Les militants ont pris possession de cet immeuble d'habitation situé au 16 boulevard Montmartre en milieu d'après-midi. Ce bâtiment appartient selon le collectif à un bailleur privé, Gecina.
En début de soirée, une soixantaine d'entre eux occupaient ce vaste immeuble de cinq étages, soutenus par environ 150 autre militants dans la rue, selon Julien Bayou, un des animateurs du collectif.
Une cinquantaine de CRS était postés aux alentours de l'immeuble sous le regard de nombreux badauds. Peu avant 20H00, la préfecture de police n'avait pas été saisie d'une demande du propriétaire, nécessaire pour évacuer les militants, selon une source policière.
Dans une ambiance festive, les militants ont déployé plusieurs banderoles sur la façade de cet immeuble rebaptisé "Cité Valérie Pécresse", sur lesquelles on pouvait notamment lire "Boutin barratin" ou "136.000 logements vides à Paris, 50 de moins".
"C'est une réquisition d'un immeuble maintenu vide depuis trois ans, le bailleur se passe de loyers", a déclaré Julien Bayou.
Plusieurs représentants d'organisations étudiantes (Unef, Fage, Fac verte), de partis politiques (MJS, jeunes Verts, JCR) ou encore d'Attac participent à cette "réquisition", selon lui.
"La réquisition n'est pas la panacée mais il faut se bouger, on en appelle à Christine Boutin", la ministre du Logement, a-t-il ajouté, en regrettant le "manque de volonté politique" à enrayer la crise du logement.
"Le gouvernement encourage la spéculation, avantage encore et toujours les propriétaires (4,5 milliards d'euros de baisses d'impôts) alors qu'il vend des HLM et refuse toujours le contrôle des salaires", dénoncent encore les militants.
Lancement du reseau sanctuaire francais
70 ans après le premier décret autorisant en France l'internement administratif des étrangers, dans un contexte de xénophobie d'Etat et d'obsession sécuritaire servant à justifier une véritable « chasse aux sans-papier » se traduisant par des drames humains inacceptables et des atteintes graves et répétées aux Droits Humains, des citoyens, membres d'associations diverses, lancent publiquement un réseau de désobéissance civile en solidarité avec les personnes dites « sans papier », ainsi que celles qui les protègent (en violation du CESEDA L-622).
Plaçant le respect des Droits fondamentaux de la personne humaine au-dessus de lois particulières, ils appellent les personnes et les institutions à signer un manifeste qui les engage notamment à :
* utiliser toutes leurs marges de manœuvre pour résister avec intelligence aux ordres contraires à ces Droits fondamentaux ;
* combattre toutes les formes de délation ;
* mettre en œuvre tout ce qui sera nécessaire pour assurer la protection des personnes en situation administrative irrégulière, et résoudre durablement leur situation, tant au niveau administratif que de l'emploi, la santé et la scolarité.Le manifeste du « réseau Sanctuaire » en France a été rédigé à l'initiative d'une trentaine de militant(e)s associatifs des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon qui sont révoltés par les atteintes de plus en plus graves aux droits fondamentaux des personnes dites 'sans papier' qu'ils côtoient quotidiennement.
Elles sont soumises à l'arbitraire administratif, à des violences illégitimes, à des séparations irrémédiables. Certaines, notamment dans les familles où l'un des parents a été expulsé, en sont désespérées !
Les rédacteurs du manifeste ont réfléchi plusieurs mois à cette situation et pris conscience que défendre le droit des étrangers ne pouvait plus se limiter à leur expliquer les lois injustes qui les concernent, mais devait aussi passer par la désobéissance à des textes contraires à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Nous nous inscrivons ainsi dans la démarche du « réseau sanctuaire » née aux Etats-Unis et reprise déjà de diverses manières dans plusieurs pays européens (notamment en Allemagne, Suisse, Suède, Hollande).
Nous appelons à désobéir à des lois attentatoires à la dignité des personnes et aux droits humains fondamentaux en nous référant au droit international et au Code Pénal français, tout en étant conscients que l'aide à des immigrés clandestins est sévèrement punie (jusqu'à 45.000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement). Nous refusons que la solidarité soit traitée comme un délit, mais nous assumons ce risque, car il nous paraît encore plus grave de laisser faire et de ne rien dire.
Contacts : Jean-Pierre CAVALIE : 06 25 91 36 51 coordination(a)reseausanctuaire.net
Des clowns fêtent Tchernobyl chez EDF
Vendredi 25 avril 2008 - L’agence commerciale d’EDF de la rue de Boigne à Chambéry a reçu vendredi soir, peu avant 17 heures, la visite de drôles de clients. Des clowns membre du 73ème BCA "Le Bureau des Clowns Affranchis". Un groupe d’une douzaine de personnes, a entonné "un joyeux anniversaire Tchernobyl" plein d’ironie avant que l’agence ne baisse son rideau. Pas très bavard, ils nous ont laissé un communiqué expliquant leur action :
22 ans de l’accident de Tchernobyl : le 73e BCA fêtera l’événement avec EDF
Chambéry, le 25 d’avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l’accident bien imprudent de Tchernobyl).
Le 73e BCA vous invite à venir fêter les 22 ans du soit disant accident de Tchernobyl le vendredi 25 avril, à partir de 17 heures. Pour l’occasion, EDF nous accueillera dans son agence commerciale, située rue de Boigne. Nous entendons ne pas nous laisser gâcher la fête par les habituels terroristes écologistes et les puissances médiatiques qui s’emploient depuis 22 ans à dresser un tableau catastrophiste de cet événement.
Le 73e BCA a donc concocté pour vous une boum inoubliable, dont les retombées se feront sentir jusqu’à la frontière, et pas au-delà, conformément aux exigences de notre gouvernement. Ceux qui ne souhaitent pas se fusionner la tête avec le cocktail explosif pourront toujours se rabattre sur l’eau lourde servie à volonté. Coté solide, nous servirons bien sur les salades classiques mais aussi de la tome sautée, des ogives marinées et plein d’autres recettes secrètes défenses.
Avec le 73e BCA et EDF, venez préparer le monde demain.
http://bca73.free.fr - 73bca at no-log.org
Opération "Pour un EPR acheté, un Sarkophage offert !"
Communiqué de presse-purée de l'action numéro plein de la Brigade Activiste des Clowns.
Paris, le 25 d'avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l'accident bien imprudent de Tchernobyl), à l'heure où normalement les clowns dorment sur leurs 2 nez rouges.Une fuite de « mythonium cérébral concentré » ayant été détectée de longue date dans les caniveaux d'AREVA, la Brigade Activiste des Clowns (BAC), connue pour son sens du devoir, est intervenue afin d'endiguer cette réaction en chaîne et éviter qu'un transfert de délique-escence techno-mentale ne se répande à la surface de la Planète.
Ce matin, à 8h15, un nuage de brigadistes franchit la frontière de la France qui se lève tôt. Si les clowns ont mis le nez (rouge) dehors, c'est pour s'engager comme "liquidateurs" de réacteurs nucléaires. Y a pas que les russes qui doivent avoir ce privilège, s'étaient-ils dit ! Les porteurs portaient un sarkophage en kit, les autres se portaient eux-mêmes.
Arrivés devant le Saint-Siège, les clowns fusionnèrent avec les premières particules de costardium 236 K?/an. Echanges explosifs, mais qui n'empêchent pas les jeunes clowns qui n'en veulent d'opérer une percée à l'intérieur du bâtiment de la multinationale énergique. Se destinant à une carrière précaire et fulgurante nos Aspirants liquidateurs ont fait part de leur souhait de vivre dur et mou-rire jeune au service d'une cause grenello-compatible.
De tous les concurrents pour ces postes en contrat à durée très très courte, seul fut retenu le grand Minus. Il parcourut en vain les locaux d'AREVA mais ne trouva pas les sévices de la direction des embauches et de la vie radieuse. Malgré ces nombreuses candidatures, les Autorités Aréviennes optèrent pour le confinement.
Les éconduits furent donc raccompagnés par de costauds costards jusqu'au sas de décontamination où ils durent attendre que l'équipe du dehors arrête de chanter et entende enfin leurs appels aux secours.Eh oui, l'équipe du dehors n'avait pas chômé, elle, et était parvenue dans l'intervalle à construire un superbe sarkophage pour protéger la firme aux bénéfices en forme contre la prochaine catastrophe. Foin de présidenticidisme, un sarkoPHAGE est un procédé tout à fait anodin qui est appelé à se répandre comme un cumulard-nimbus de poudre. Nous garantissons cependant que les plages corses ne seront pas défigurées par ces constructions encore un tantinet « ingrates ». C'est le Ô-Commissaire à la préservation du littoral pour l'industrie agro-balnéaire qui le dit !
Ceux qui étaient dehors voulaient à leur tour pénétrer au coeur du réacteur, tandis que ceux qui étaient dedans souhaitaient prendre la tangente, ce qui prouve qu'un clown croît toujours que l'herbe est plus chargée en becquerel ailleurs.C'est alors que l'heure de la dispersion fut sonnée, tandis que la dirigeante des costauds costards d'AVOREV remerciait la BAC pour sa participation à la phase 4 du programme nucléaire national. En démontrant qu'il était plus amusant de passer directement à la production en masse de sarkophages plutôt que de continuer à écouler des stocks d'EPR, la BAC venait de rendre un sévice de premier ordre à l'intérêt national des actionnaires d'AVOREV !
La BAC reprit en coeur la spéciale dédicace à tous les petits nigérians se sacrifiant pour la survie de quelques actionnaires dans le besoin. Après quelques crédos, prières et autres quantiques à l'Immortel Dogme Nucléaire, la trouple (à deux on aurait dit un couple, mais là ils étaient trop) se replia comme des draps sur l'air de la célèbre musique d'AVOREV, "Bip Bip Bip... Fuck my body Nique mon body Fuck my body Nique my body ! Bip Bip Bip..."
JoyeuX Zanniversaire Ohhhhh Technerobyyyyyyle !
On se retrouAVERA dans l'au-delà !!! La Back will be BAC !!!
Report-âge (en diâpo et en nucléo-râma) :
http://www.flickr.com/photos/cyrilcavalie/sets/72157604809326852/show/
Le Tibet éteint la flamme olympique : récit d’une action libératrice
7 avril 2008 - Un rendez-vous discret sur une place parisienne. On peaufine les détails de l’action tout en marchant vers un deuxième, puis un troisième rendez-vous. Nous sommes une trentaine de militants pro-tibétains, tous motivés pour manifester sur le passage de la flamme olympique et son escorte de soldats d’élite chinois en survêtements.
L’objectif est de former une chaîne humaine sur le trajet, assis au milieu de la chaussée, sans violence évidemment. Derniers préparatifs, nous convenons du lieu de l’action et nous nous séparons en petits groupes pour ne pas attirer l’attention de Big Brother. Parmi nous, le Tibétain venu d’Australie qui a attrapé la torche à Londres la veille. Malgré nos précautions, on remarque 3 personnes qui nous suivent et semblent parler à leur manche : déjà des policiers en civil. Nous nous dispersons pour les semer, on ne les voit plus. Nous imaginons leurs collègues nous suivant derrière les caméras de surveillance.
Chemins détournés pour arriver sur place, près du pont du Garigliano à la sortie du tunnel André Citroën ; un emplacement où la route se rétrécit, plus facile à bloquer.
Les véhicules publicitaires des sponsors des JO sont déjà passés, le cortège de la flamme ne va pas tarder. Tout le monde est en position, autant que possible, de chaque côté de la chaussée. Quelques chinois avec des drapeaux rouges également, un peu plus loin. La police est là aussi en nombre, comme on pouvait le craindre. Mais ils ne peuvent ériger une barrière humaine tout le long du trajet. Un policier ou CRS tous les 2 mètres, faisant dos à la route pour veiller au grain. Ne pas attendre que davantage de policiers arrivent. Les motards passent, suivis par des véhicules de police en nombre. C’est le moment.Je m’élance sur la chaussée. Après quelques mètres à peine, je suis agrippé par deux policiers sans avoir eu le temps de déployer mon drapeau tibétain. Tout va très vite : je suis projeté au sol, contre le marchepied d’un camion de CRS. J’entends à peine les cris «Liberté pour le Tibet» des autres militants qui s’élancent sur la chaussée ; je suis frappé violemment à la tête par les CRS. Allongé au sol, les coups pleuvent. Coup de la main puis coups de pied à la tête, je proteste « Hé on tape pas, là ! ». Je compte deux, trois coups, je ne compte plus. Je suis sonné. Etant allongé au sol et non-violent, pourquoi continuer à me frapper à la tête ? Embrumé, un monde me sépare du CRS qui me passe à tabac. Il frappe avec le plat de sa botte, pour ne pas laisser de traces. Tout autour, c’est le chaos. Je le verrai sur les vidéos. Les tracts volent. La police est dépassée par l’événement, ne sait où donner de la tête. Vingt militants se font rapidement plaquer au sol, les uns après les autres. Quelques-uns parviennent à s’agripper les uns aux autres, compliquant la tâche de la police. Je demande à un gradé « C’est vous le responsable ? J’ai été frappé à la tête, c’est normal ? » Pour seule réponse : « Vous vous expliquerez plus tard ».
Je saigne du front. Nous sommes menottés puis «téléportés» un à un par quatre policiers chacun, au bord de la route le long d’une palissade. Il semble que nous avons réussi notre coup. J’apprendrai plus tard qu’au même moment, la milice chinoise en survets éteignait la flamme et se réfugiait dans un bus. Le cortège, craignant une embuscade, est même resté longuement bloqué dans le tunnel.
La police nous encercle. Elle semble douée pour jouer les gros bras, arracher les drapeaux tibétains et taper à l’aveugle sur des manifestants, mais pas tellement pour attacher les menottes en plastique. Les mains dans le dos, je parviens à me détacher sans attirer l’attention, et à saisir un fumigène (une fusée de détresse) dans ma poche de veste. J’en dévisse l’embout, derrière mon dos, et attends le moment opportun. La flamme de la liberté. La police qui nous encercle a une réaction étonnante, alors que je ne représente pas de danger : plusieurs policiers me sautent littéralement dessus, alors que je suis assis au sol et pointe le fumigène rouge vers le ciel. S’en suit une confusion totale, à l’issue de laquelle ils attrapent le fumigène et me plaquent au sol. Un policier me dit avoir été brûlé et m’annonce qu’il porte plainte contre moi. On l’entend dire «j’ai envie de l’étrangler». Charmant. Nous sommes à nouveau plaqués contre la palissade, la flamme officielle arrive sans que nous ayons encore été évacués. Elle passe, portée par un relayeur en chaise roulante, entouré de dizaines de policiers et de la milice chinoise en survets. Craignant des violences contre la flamme, les organisateurs chinois ont modifié l’ordre des relayeurs et l’ont confiée à un porteur handicapé. Une occasion pour leur propagande de dénoncer les manifestants tibétains s’ils s’en prennent à un handicapé.
Les slogans «Liberté pour le Tibet» fusent de partout. La police nous pousse violemment contre la palissade. Des tracts volent vers la flamme.Nous sommes vingt manifestants évacués dans un car de police. Nous y trouvons trois Tibétains arrêtés plus tôt. L’un d’eux, projeté sur le sol par la police, a la lèvre en sang et une dent cassée. Le car suit lentement le trajet de la flamme. Trois quarts d’heure plus tard, tous les manifestants sont libérés… sauf moi. Je suis hors-jeu, mais les autres peuvent continuer à manifester sur le trajet.
Je suis placé dans une camionnette, avec trois autres personnes. L’une d’elle a eu le tort de refuser de cesser de brandir un T-shirt de RSF, à une centaine de mètres du chemin de la flamme. L’autre est un monsieur à l’air respectable, âgé de soixante quatorze ans, fonctionnaire décoré de l’ordre national du mérite. Pour défendre un manifestant s’étant fait arracher son drapeau, il a porté la main sur un policier. Il est en sale état : il ne peut plus marcher, se plaint du dos, on doit le porter.
Menottés au commissariat central du quinzième, les pompiers viennent nous examiner. En plus de la plaie et d’une bosse à la tête, j’ai la tête lourde, bourdonnante, des douleurs aux cervicales et ne peux ouvrir la mâchoire sans une sérieuse douleur. Un Officier de Police Judiciaire (OPJ) me tend une convocation pour une audition le lendemain. Je suis emmené à l’hôpital.
Les pompiers me mettent une minerve et me transportent en fauteuil roulant, puis en civière. A l’hôpital, j’entends que le docteur vient de voir un policier brûlé au cou par un fumigène. Le fumigène, c’est moi. Le docteur amusé me rassure : le policier n’a qu’une brûlure superficielle, au premier degré. Il a demandé 3 jours d’ITT, n’en aura aucun et a pu rentrer chez lui avec un peu de pommade.
Aux Urgences, je suis examiné, on me fait des radios, de face, de côté, bouche fermée, bouche ouverte. Dans le couloir, minerve autour du cou, ma civière croise une autre civière. C’est un journaliste cameraman de France 2 qui a été assommé par la police. Il est carrément tombé inanimé une dizaine de secondes. Comment la police a t-elle pu être aussi violente, malgré la présence des caméras ? Et surtout, contre des journalistes ?
Je n’ai pas de fracture visible, mais les articulations de ma mâchoire ont morflé. On me prescrit des médicaments ; on m’explique qu’ayant été victime d’un traumatisme crânien, je dois rester sous la surveillance d’un proche pendant au moins 24 heures. Après quelques heures d’hôpital, je suis libéré dans la soirée.Je dors mal, craignant l’hémorragie interne. Le lendemain, je suis convoqué au commissariat pour être auditionné. Entre temps, le journal télévisé de 20H de France 2 a montré les images de mon arrestation et du fumigène. Je me dis qu’il y a vraiment peu de chance que je sois mis en garde à vue, la France entière ayant pu voir les policiers se ruer sur moi ! S’ils ne l’avaient pas fait, personne n’aurait été brûlé.
Le policier a porté plainte. L’OPJ n’a pas vu le JT de France 2. Il n’a qu’une pile de PV présentant la version de la police. Il ne connaît pas encore ma version. Il me signifie immédiatement la garde à vue, et m’informe de mes droits. Il me demande si j’ai déjà été en garde à vue. Oui, je l’ai été il y a 2 ou 3 ans. Il le sait bien, je suis dans le STIC, le fichier informatique des infractions constatées. C’était en 2005, lorsque l’inscription «Liberté au Tibet» avait été faite devant le consulat de Chine. Cette fois encore, je suis fouillé, déshabillé partiellement, on m’enlève tous mes effets personnels, ainsi que ma ceinture et mes lacets, et on me place au sous-sol dans une cellule de 2 mètres sur 2, sous l’œil vigilant de 2 caméras. Je suis seul à tourner en rond, avec comme seule distraction les cris des autres détenus. Il y a quatre cellules, tout à l’heure ils seront 3 par cellule.
On vient me chercher enfin. L’OPJ a pu appeler l’avocat que je lui ai désigné, ainsi que le substitut du procureur. Et surtout, il a pu demander autour de lui, ses collègues ont vu le JT de France 2. Merci les caméras. Ma version devient crédible.
On me prend les empreintes, chaque doigt, deux fois. J’ai aussi droit à la photo de face et de profil, avec un numéro de matricule marqué sur une ardoise.
Lors de l’audition, où tout doit être mis par écrit, je peux décrire toute la scène. Notamment à partir du moment où, jeté au sol, j’ai été violemment frappé à la tête. Je n’épargne aucun détail. J’explique ensuite ma surprise au moment où les policiers se sont jetés sur moi pour saisir le fumigène. Pourquoi y auraient-ils vu un danger, alors que ce genre de fumigène est courant dans les stades et les manifs ? Je sais aussi, grâce au docteur, que le policier n’a qu’une brûlure superficielle. L’OPJ me demande d’où vient le fumigène. Je l’ai acheté il y a des années ; il remarque le prix en francs sur le sachet saisi par la police.
L’avocat ne peut pas se déplacer avant plusieurs heures, et je ne demande pas à retourner à l’hôpital, pour éviter d’avoir à passer la nuit en garde à vue. L’OPJ me demande de collecter des vidéos montrant la scène du fumigène, et m’informe que je serai convoqué pour une confrontation avec le policier brûlé. Au vu des vidéos, voilà qui promet d’être cocasse, s’il maintient sa version des faits. Je suis relâché dans la soirée, après seulement un peu plus de 3 heures. Mon portefeuille a été vidé, inventorié, je récupère mes affaires en vrac dans une caisse, sans les drapeaux tibétains.J’ai appris que les médecins qui m’ont examiné à l’hôpital ne sont pas reconnus par la justice. Seul moyen de justifier une plainte de ma part pour l’agression que j’ai subie, je dois voir sans traîner l’Unité Médico Judiciaire. Le lendemain, je repasse donc pour la troisième fois au commissariat, pour obtenir le papier «réquisitionnant» un médecin de l’UMJ. Muni de ce papier, je pars vers l’Hôtel Dieu ; le papier mentionne l’enlèvement d’un cadavre de 33 ans. N’étant pas encore mort, cela ne me concerne pas. Demi-tour pour récupérer le bon papier. La police apprécie la plaisanterie.
Le docteur qui m’examine ne connaît pas la cause tibétaine. Je lui explique. Il comprend et constate mon état. Après deux jours, j’ai encore la tête lourde, des douleurs, des fourmillements, des courbatures, et un œil au beurre noir en formation.
Il m’accorde 2 jours d’incapacité totale de travail (ITT).Sur les vidéos, on reconnaît les CRS qui m’ont frappé à la tête. Je suis encore choqué de leur comportement inadmissible, alors que j’étais à terre et sans défense. Je remarque que c’est la même fine équipe de CRS qui a assommé le journaliste de France 2. Frappé à la tête et à l’épaule par 3 policiers, il ne peut plus porter de caméra pendant un moment. Il a porté plainte dès le mardi et une enquête de l’IGS, la police des polices, est en cours, sur les actions musclées de la police. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, penaude, a également ordonné une "enquête administrative interne" au sujet des drapeaux tibétains confisqués.
Mais le plus grave, ce sont les autres blessés. Norbu, un Tibétain, les lèvres en sang, une dent cassée. Un autre Tibétain, Gyaltsen, qui manifestait à l’Hôtel de Ville, a le pied cassé par la police. Il ne peut plus marcher, et est en arrêt de travail au moins jusqu’au 22 avril.
Affaire à suivre !Christophe
Un policier tord le bras tenant le fumigène, manquant de peu de brûler à la tête la personne assise à côté
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Désobéir aux OGM
Le collectif "désobéissants anti OGM" des Alpes Maritimes a mené une action ce jeudi soir 17 Avril à 18H30, en accrochant une banderole de 9 mètres de long sur un pont de l'A8 à Cagnes sur Mer. "Face à l'irresponsabilité des parlementaires qui veulent autoriser les OGM en plein champ, nous voulons alerter les citoyens sur les risques induits pour leur santé et leur environnement par la dissémination des OGM", déclare une militante du collectif. "L'action nous a pris 3 mn à peine, à 4 personnes, et beaucoup de bonheur !" Sur cette autoroute passent 150 000 voitures par jour.
Contact : manifeste[at]desobeir.net (on transmettra !)
Opération des "planteurs volontaires" dans les Landes contre la future A65
Plusieurs dizaines de "planteurs volontaires" se sont rassemblés dimanche à Bougue (Landes), sur le tracé de la future autoroute A65 entre Langon (Gironde) et Pau, pour "replanter des arbres" et dire aux élus "qu'ils se plantent", a-t-on appris auprès des organisateurs. Soixante-dix personnes selon les gendarmes, une centaine selon les organisateurs, ont planté "120 à 150 arbres, pins, saules et chênes" dans un "couloir" défriché dans le cadre des travaux de l'A65, a indiqué Julien Milanesi, membre de l'Alternative régionale Langon-Pau (ARLP) et "planteur volontaire". Un pique-nique "en famille" était ensuite organisé sur place, a-t-il ajouté, rappelant qu'une opération similaire a eu lieu récemment à Escaudes (Gironde). Les "planteurs volontaires" - dont le slogan est "Nos élus se plantent, replantons" - dénoncent l'impact écologique du projet autoroutier, tout en "posant la question de sa viabilité économique", selon M. Milanesi. "C'est un projet qui ne répond à aucun besoin en termes de trafic et qui devrait coûter près d'1 milliard d'euros à la collectivité", a-t-il affirmé. Le 25 mars, plusieurs organisations écologistes avaient demandé au ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, de "ne pas passer outre" un avis négatif du Conseil national de protection de la nature (CNPN), rendu le 19 mars, concernant l'impact écologique du projet. Ces organisations demandent le "gel" du projet, affirmant que "l'autoroute Langon-Pau détruira 2.000 hectares d'espaces naturels, 8 zones Natura 2.000, de nombreux habitats et espèces protégées", dont le Vison d'Europe.
Agence 13.04.08Tous sur les Planteurs volontaires : http://lesplanteursvolontaires.hautetfort.com
Un « Ayraultport » ça trompe énormément !
Samedi 12 avril à 14h45, 150 militants opposés au projet d'aéroport Notre Dame des Landes, à Nantes, ont déroulé une banderole Un « Ayraultport » ça trompe énormément ! du haut de l'Eléphant de Nantes, tandis que d’autres distribuaient 500 tracts explicatifs au public nombreux.
Les militants écologistes entendaient protester contre « l’éléphant blanc » du maire de Nantes, ce deuxième aéroport au coût financier et écologique exorbitant. Ils réclament un vrai débat public participatif autour des alternatives possibles à ce projet. La construction de ce deuxième aéroport de Nantes se traduirait par la confiscation de 4700 hectares de terres agricoles, par une contribution majeure au réchauffement climatique, et finalement par le gaspillage de 4 à 5 milliards d'euros d'argent public.
« C’est un premier avertissement aux pouvoirs publics, déclare Karine Plantier, l’une des porte-parole des opposants à l’aéroport. Nous demandons un vrai débat participatif qui prendra en compte les solutions alternatives, comme la création d’une piste transversale Est/Ouest qui est la solution sur tous les points : financier, préservation des terres et des exploitants agricoles, réduction des émissions de gaz à effet de serre... »
Lutter contre ce projet c'est aussi résister contre la démesure. Ce projet est contre nature, il est donc anti-social. Comme quoi.... A Nantes un Ayraultport ça trompe énormément !!
Pour le comité de soutien Nantais opposé au projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes : Contact : Karine Plantier 06 26 96 17 67.
Retour de flamme : le reportage de 26 mn sur la flamme olympique à Paris (en 3 parties)
Des désobéissants se cachent dans ce reportage. Saurez-vous les retrouver ?
Télécharger le reportage "JO, Retour de flamme" en avi avec emule (284 Mo) - Lien eD2K
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Pour un Tibet libre, la flamme olympique perturbée à Paris
Paris – Communiqué de presse 7 avril 2008 à 14H30
Malgré une sécurité sans précédent et de brutales arrestations, la flamme olympique a été perturbée par de nombreuses manifestations lors de sa traversée de Paris.
A 14H30, au moins 23 manifestants Tibétains et Français portants des drapeaux tibétains ont tenté d’arrêter le cortège et lancé des tracts avant d’être interpellés par les forces de l’ordre avec brutalité. Le porte parole de Tibet Libre, Christophe Cunniet et un militant Tibétain, Norbu, ont été plaqués au sol violemment et sont sérieusement blessés. Alors que les autres désobéissants ont été relâchés, Christophe est toujours interpellé.
Autre video de la répression policière4000 policiers mobilisés à Paris pour l’occasion, 100 pompiers joggeurs, 100 policiers en rollers, 65 motards, 48 véhicules de CRS et de sécurisation : un véritable défilé militaire tentait de protéger une flamme symbole de la répression chinoise contre les Tibétains.
«Selon le gouvernement tibétain en exil, plus de 150 Tibétains ont été tués et plus de 2300 ont été arrêtés au cours des répressions des manifestations par les forces chinoises dans l’ensemble du Tibet. Ainsi, tandis que la répression et les arrestations arbitraires continuent au Tibet occupé, la flamme chinoise défile sous une protection quasi militaire dans les rues de Paris. La France importe vraiment de tout, même les méthodes chinoises » déclare Christophe Cunniet, de l’association Tibet Libre. « Pendant ce temps, dans l’ensemble du Tibet, la police et l’armée chinoise continuent à tirer à vue contre les manifestants tibétains, et les morts s’accumulent. »
« Des manifestations en faveur du Tibet auront lieu dans le monde entier sur le passage de la flamme, pour que la Chine renonce à l'usage de la violence et de la torture contre les manifestants Tibétains, et qu'elle accepte enfin l'ouverture de négociations avec le gouvernement tibétain en exil » déclare t-il encore en ajoutant « Nous demandons au Comité Olympique d'exiger que la Chine tienne ses engagements en matière de droits de l'homme, indissociables des valeurs Olympiques. »
« NON AU PASSAGE DE LA FLAMME AU TIBET »
Les communautés tibétaines en exil et leurs sympathisants exigent que les régions tibétaines soient totalement exclues de l’itinéraire du relais de la Flamme olympique. « Il est inconcevable d’applaudir le passage de la flamme et de célébrer le prétendu "voyage de l’harmonie" au Tibet, jusqu’en haut de l’Everest, alors que les forces militaires chinoises écrasent le peuple tibétain. » « Le Président Sarkozy doit s’engager dès maintenant à recevoir le Dalaï Lama lors de sa prochaine visite, et à refuser de se rendre à la cérémonie d’ouverture des Jeux »
Il y a trois semaines, plus de cent cinquante groupes de soutien au Tibet ont demandé dans une lettre au président du Comité international olympique d’annuler tous les passages prévus de la Flamme olympique dans les régions tibétaines. Ces groupes, membres du Réseau international de soutien au Tibet, ont également écrit aux sponsors du Relais de la Flamme – Coca Cola, Lenovo et Samsung – leur demandant de retirer leur parrainage si le Tibet n’est pas exclu de l’itinéraire, et ils entendent demander aux comités olympiques nationaux d’appuyer leurs demandes.
Informations : Tibet Libre - Tél 01 49 84 06 13 / 06 12 25 95 54 / 06 81 46 56 40Plus d'infos très prochainement, des plaintes sont en passe d'être déposées
RWANDA : aux grands hommes la patrie reconnaissante
Communiqué www.genocidemadeinfrance.com
Paris, le 6 avril 2008
Jardins du TrocadéroPour le 14ème anniversaire de la complicité de l’Etat français dans le génocide des Tutsi au Rwanda, une vingtaine de militants et d’artistes du collectif « Génocide Made in France » ont ensanglanté les fontaines du Trocadéro et recomposé des charniers pour saluer solennellement le courage et l’abnégation des responsables politiques français qui engagèrent notre pays politiquement, financièrement et militairement aux côtés de ceux qui commettaient le dernier génocide du 20ème siècle qui fit plus d’un million de victimes.
Un hommage amplement mérité à ces hommes qui firent preuve d’un grand sens de la raison d’Etat en bravant la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et qui manifestèrent une dévotion à la Françafrique hors norme en ne reculant jamais devant l’horreur des conséquences de leurs actes.
De plus, la constance de l’action française au Rwanda révèle une détermination trop rarement célébrée. En effet, le soutien indéfectible au régime Habyarimana, y compris lorsque celui-ci organisait des pogroms, l’exclusivité et l’étroitesse des relations avec le gouvernement de l’extermination (le « gouvernement intérimaire rwandais » formé à l’ambassade de France sur la base d’un coup d’Etat et que seule la France reçut officiellement), l’exfiltration vers l’ex-Zaïre, sous couvert de l’opération « humanitaire » Turquoise, d’une grande partie des commanditaires et exécutants du génocide et enfin, la stratégie de propagande négationniste reflètent la continuité d’une politique mûrement r&eacut! e;fléchie dont les conséquences, au vu des informations disponibles à l’Elysée dès le début des années 90, étaient très largement prévisibles. C’est ainsi, en toute connaissance de cause, que cette minorité de responsables politiques et militaires a maintenu la France sur le cap de la complicité active avant, pendant et après le génocide.
« L’entente en vue de commettre le génocide, la complicité dans le génocide et le crime contre l’humanité étant imprescriptibles, nous exigeons que ces responsables politiques et militaires soient traduits en justice pour que les décorations qu’ils méritent leur soient remises », déclare Bruno Gouteux, porte-parole du collectif « Génocide Made in France ».
Contact (pour obtention des images ou autre) : Bruno Gouteux et Bruno Boudiguet, portes-parole du collectif « Génocide Made in France », 06 28 07 34 61 et 06 63 05 97 86
Après avoir semé la terreur chez Archividéo, ils odorisent EDF
Il n’est pas frais mon poisson (d’avril) ?
Aujourd’hui mercredi 2 avril, une dizaine de clowns-pêcheurs ont profité de la marée basse pour transformer le siège régional d’EDF en criée. En effet, les empêcheurs de pyloner en rond souhaitent rappeler à EDF (Embobineurs de Destruction Fièvreuse) et RTE (Ringards Trucidant l’Environnement) que leur projet respectif sent la chaussette et le poisson pourri.
Alors que tout le monde a bien déconné hier en s’accrochant des poissons dans le dos, les clowns sous tension remettent le couvert avec du poisson et des fruits de mer dans les bureaux d’EDF à Atalante Champeaux à Rennes. Ils entendent ainsi dénoncer la pêche à la ligne que RTE, EDF et Areva organisent actuellement dans nos campagnes de l’ouest et en Catalogne. Ils demandent aux hypothétiques riverains de ne pas mordre à l’hameçon. Le champs des sirènes leur promet des « compensations » qui se révéleraient « poisseuses » à coup sûr.
The show must go on, we’ll be back...
P.-S. 2h30 et une trentaine de policiers plus tard, les clowns furent expulsés... Deux clowns se sont retrouvées au commissariat, menotées ! Il faut dire que s’opposer à un projet de réacteur nucléaire et de ligne THT (avec de très bonnes raisons !), c’est tomber dans le terrorisme ! Il ne manquerait plus qu’on fasse des tags avec de la peinture à l’eau.
Si ça n’est pas des clowns qui vous le disent, qui vous le dira ?
Fin de partie pour l'OTAN : Journée internationale d'action
1000 participants et 500 arrestations, chiffres confirmés par la police de Bruxelles.
1000 personnes originaires de 17 pays européens ont pris ce matin la direction du quartier-général de l'OTAN à Evere pour participer à l'action internationale non violente NATO GAME OVER. Cinq ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l'OTAN, des activistes pour la paix de toute l'Europe transmettent un message clair : empêcher les guerres, ça commence ici.
Ce sont des accords secrets de l'OTAN qui font de la Belgique et d'autres pays européens une plate-forme logistique de l'armée américaine. La machine de guerre américaine est transportée vers l'Irak et l'Afghanistan via nos routes, nos ports et nos aéroports.
L'Irak a été attaquée et l'Iran est menacée en raison de leurs ambitions à se doter d'armes de destruction massive. Mais entre-temps, l'OTAN entrepose 350 armes nucléaires américaines en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Turquie. Selon le droit international humanitaire, ces armes sont tout aussi illégales et interdites ici qu'ailleurs.
A partir de 12h, les activistes pour la paix se sont massivement dirigés vers le site de l'OTAN, sur lequel ils ont tenté de pénétrer de manière non violente. Il y avait un grand contraste entre l'attitude non violente des activistes et l'agressivité des services de polices, qui étaient déployés en grand nombre et n'ont pas hésité à utiliser chiens, chevaux, spray au poivre, matraques, canon à eau,... Plus de 400 personnes ont été arrêtées. Malgré ce déploiement massif, les forces de l'ordre n'ont pas pu empêcher plus de 50 activistes pour la paix de pénétrer sur le domaine militaire dans l'intention de le sceller.
Avec NATO GAME OVER, les activistes tentent non seulement d'empêcher un crime, mais également de restaurer un pan de démocratie. Les activistes ont été confrontés à un déploiement énorme de policiers, à des arrestations administratives, à des kilomètres de fil barbelé,... Dommage. C'est un gaspillage de l'argent du contribuable. Si vous ou moi commettons une infraction, nous sommes punis et l'infraction est rectifiée dans la mesure du possible. Mais si c'est notre gouvernement qui est en infraction, comme c'est le cas aujourd'hui, il déploie massivement la police non pas pour mettre un terme à l'infraction, mais pour le maintenir en place.
Sans l'OTAN, les guerres en Irak et en Afghanistan sont impossibles
La guerre en Irak a commencé il y a cinq ans. Des manifestations anti-guerre ont lieu partout dans le monde. Avec NATO GAME OVER, Vredesactie rend visibles les structures militaires qui rendent la guerre possible. En Afghanistan, des troupes de l'OTAN participent à la “guerre contre le terrorisme” dirigée par les États-Unis. Des accords secrets de l'OTAN font de l'Europe une plate-forme logistique pour l'armée américaine. En 2003, 54.000 militaires américains stationnés sur des bases européennes ont été mobilisés pour les combats en Irak. L'armée américaine s'est déployée à partir d'Allemagne et d'Italie et les vols de bombardement sont partis de bases britanniques et de porte-avions flottant dans la Méditerranée. En 2006, deux tiers des militaires américains stationnés en Europe étaient en mission en Irak ou en Afghanistan, se préparaient à de telles missions ou en étaient tout juste revenus. Sans l'Europe, l'invasion et les hostilités en découlant n'auraient pas été possibles et ne le sont toujours pas.
L'OTAN crée plus de problèmes qu'elle n'en résout
L'OTAN est à la veille d'une redéfinition fondamentale. Dix jours après NATO GAME OVER, un sommet de l'OTAN a lieu à Bucarest. Dans de nombreux pays européens, une grande partie de la population est en désaccord avec les dirigeants mondiaux qui font le choix de la guerre et de la menace militaire pour aggraver des conflits ou étendre leur pouvoir. Une bouclier anti-missiles, des armes nucléaires, de nouvelles bases militaires, des soldats en Afghanistan,... la population n'en veut pas. Mais les gouvernements font la sourde oreille. A tous les niveaux, l'OTAN est un obstacle. L'OTAN crée plus de problèmes qu'elle n'en résout.
NATO GAME OVER : une journée d'action internationale
Le 22 mars, des activistes en provenance de 17 pays européens ont tenté de pénétrer de manière non violente mais décidée à l'intérieur du quartier-général militaire de l'OTAN à Evere et d'en sceller portes, fenêtres et accès. Il s'agit d'une action de désobéissance civile. Ce type d'action est nécessaire parce que tous les moyens démocratiques visant à mettre un terme à la politique illégale de l'OTAN ont été épuisés.
Des groupes actifs dans toute l'Europe donnent un signal clair : les armes nucléaires doivent disparaître. Des Italiens, des Espagnols et des Allemands montrent clairement qu'ils ne veulent pas de nouvelles bases et infrastructures militaires et encore moins qu'elles soient utilisées pour mener des guerres dans le monde entier. Des activistes pour la paix tchèques affirment qu'un bouclier anti-missiles reste inacceptable, même dans un habit de l'OTAN. Des Croates, des Macédoniens, des Finlandais et des Suédois s'opposent à l'adhésion de leur pays à l'OTAN ou à une collaboration militaire plus rapprochée avec cette organisation. Des voix en provenance des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et de France disent également “non” à la politique de guerre.
De la parole aux actes
Plus de cinquante auteurs et traducteurs littéraires ont publié la semaine dernière une carte blanche consacrée à l'existence de l'OTAN. Ils écrivent : “Une alliance miliaire qui intervient dans le monde entier, dispose d'armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier est un danger pour la paix dans le monde. Il est temps de lancer le débat sur l'existence même de l'OTAN."
Le 22 mars, les auteurs sont passés de la parole aux actes. Ils ont contribué à la journée d'action NATO GAME OVER en organisant une promenade littéraire autour du quartier-général de l'OTAN. Et ils ne s'arrêtent pas au 22 mars. Leur texte a été traduit en français, néerlandais, allemand, espagnol, anglais et tchèque afin d'appeler leurs collègues d'autres pays de l'OTAN à lancer eux aussi le débat. Comme ils l'ont écrit : “Le projet derrière lequel des auteurs d'Europe de l'Est se sont rassemblés il y a trente ans avec Charte 77 a mené moins de quinze ans plus tard à la chute du rideau de fer et au démantèlement du Pacte de Varsovie. Nous ne voulons pas attendre quinze ans de plus avant de répondre à cette initiative par une initiative occidentale. Nous refusons de croire que nous ne pouvons pas au moins tenter d'égaler ce à quoi ils sont parvenus.”
Communiqué de presse 22 mars
Contact: 0488/57.63.77 - Infos: www.vredesactie.be
Autres photos disponibles sur www.indymedia.be
Le communiqué sur place
Des centaines de pacifistes européens, dont de nombreux Français, bloquent l’OTAN à Bruxelles
1000 participants et 500 personnes arrêtées par la police pour avoir bloqué l'OTAN
(photo transmise par téléphone le 22 Mars)Bruxelles, 22.03.2008. 11h00. Plus d’un millier de défenseurs de la paix venus de toute l'Europe mènent cet après-midi une opération de désobéissance civile en vue de fermer complètement le siège de l’OTAN à Bruxelles. L’opération « fin de partie pour l’OTAN » (NATO game over) vise à délivrer un message clair, 5 ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l'OTAN : empêcher les guerres, ça commence ici.
Empêcher les guerres, c’est lutter à la foi